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Marie-Louise: Protector of Louis Riel in Québec PDF Imprimer Envoyer

Dans cette traduction de notre article intitulé “Marie-Louise: Protector of Louis Riel in Québec” (Mediatropes, 7(1), 26-74), nous problématisons la position idéologique partagée par certains académiciens et activistes qui nient l’existence historique des Métis au Québec.

En particulier, nous répondons aux accusations selon lesquelles les Métis de l’Est sont des “zombies,” sans aucune tradition “vivante” (culturelle ou orale), bref qui seraient au fond de simple canadien-français au patrimoine métissé, qui se se réinventeraient comme autochtone à travers de lointaines généalogies selon une permutation opportuniste de leur statut “racial” (donc coupable de “race shifting” selon le sociologue Darryl Leroux).

Cet article a deux objectifs. Premièrement, nous explorons certains éléments politiques et juridiques qui aident à expliquer l’émergence d’une telle rhétorique réactionnaire et négationniste à l’endroit des Métis des provinces de l’est du Canada (incluant au Québec). Il présente ensuite la tradition orale de Marie-Louise Riel, dont la geste décrit celle-ci comme la protectrice du célèbre chef métis et héros Louis Riel, qui prendra refuge dans la région de l’Outaouais au cours de son exil politique (parmi d’autres endroits).

En explorant cette histoire orale, nous offrons des exemples de parenté et de solidarité historiques entre Métis de l’Est et de l’Ouest, défiant la réification territoriale et identitaire prônée par les opposants à la reconnaissance des Métis de l’Est, qui suggèrent que celle les Métis de l’Ouest (ou issus historiquement des prairies) sont de “véritables” Métis.

Une lecture attentive de sources documentaires, archivistique, en plus de cette tradition orale, montre au contraire que les Métis de la région de l’Outaouais sont les porteurs d’une identité distincte, une identité que de nombreux descendants continuent de valoriser jusqu’à ce jour.

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